Les indispensables

Discographie, les indispensables

Astral Weeks (1968)

l n’y a qu’à faire un tour dans la partie « Hommages » du site pour vérifier à quel point Astral Weeks a marqué à vie nombre de personnes dont nous sommes. C’est sûrement l’un des plus grands disques jamais publiés, tous genres confondus. Et dire qu’il fut enregistré alors que Van n’avait que 23 ans! Ceux qui ne l’ont pas doivent filer séance tenante chez leur disquaire se le procurer. Les autres savent de quoi je parle. C’est peut-être pas celui que l’on écoute le plus, mais à chaque fois, la magie opère. Un chef d’oeuvre


Moondance (1970)

Le successeur d’ »Astral Weeks ». Contient une des trois plus belles chansons de Van (donc une des plus belles chansons du monde), le magnifique « And it stoned me », accessoirement la chanson préférée de Dylan, celle aussi que Kevin Rowland a longtemps fait jouer avant ses concerts. Mais, il y a aussi « Moondance », « Crasy love », « Into the mystic »… Plus accessible par certains côtés que son prédécesseur, « Moondance », sous haute influence jazzy, est tout aussi indispensable !


Tupelo Honey (1971)

Un classique redécouvert sur le tard par nombre de critiques, Tupelo Honey est à classer parmi les grands disques de Van. Le style est plus concis, moins lyrique que sur Astral Weeks, le feeling moins jazzy que sur Moondance, le chanteur poursuit le virage opéré par His band vers le folk-soul qui sera désormais sa marque de fabrique. Contient « Wild Night » qui vaudra un hit à Van et la chanson titre qui sur près de sept minutes est peut-être le sommet de l’album. Superbe pochette signée Michael Maggid.


Saint-Dominic Preview (1971)

Considéré par son auteur comme un disque bâclé, Saint-Dominic Preview constitue néanmoins une des pierres angulaires de l’oeuvre de Van qui y aborde, avec des bonheurs variables, tous ses styles musicaux favoris. Entamé par le très Jovial et réussi 'Jackie Wilson said', il comporte aussi un blues dans la veine de Ray Charles, 'I will be there', deux superbes ballades country soul qu'on aurait pu trouver sur 'Moondance, 'Gipsy' et 'Redwood tree'. Mais ce sont peut-être les deux morceaux les plus longs de l'album qui en constituent aussi le sommet, 'Listen to the lion' qui renouve avec les envolées lyriques des albums précédents et 'Almost Independance day', évocation d'une ballade en bateau dans la baie de San Francisco, qui convoque également un peu de la magie d'Astral Weeks.


Veedon Fleece (1974)

L’album d’après le divorce correspond aussi à un court retour en Irlande (pour y puiser une nouvelle inspiration..?), c’est aussi le dernier avant un intermède qui durera près de trois ans. Veedon Fleece est avec Astral Weeks l’album qui représente le mieux le style de Van (période 60’s 70’s), celui que l’on ferait écouter au néophyte. Un des plus homogènes aussi. Même si je ne peux m’empêcher se ressortir les magnifiques « Linden Arden Stole the Hightlights » et « Comfort you ». L’atmosphère générale y est assez apaisée mais baignée d’une mélancolie qui confine parfois au sublime (« Come here my love »).


Into the music (1979)

Beaucoup moins anecdotique qu'une première écoute rapide pourrait le laisser craindre, 'Into the music' est un des disques les plus évidents de Van Morrison. Il démarre avec le très enjoué et inspiré « Bright Side of The Road. La tonalité générale est d'ailleurs à l'exaltation plutôt qu'à l'introspection. Van semble apaisé et son énergie remplie de spiritualité irradie toutes les pistes de l'album. La présence des choeurs féminins et les cuivres, omniprésents, y sont aussi pour beaucoup. La cohésion de l'ensemble, sa vitalité communicative en font un disque qui compte parmi les plus singuliers et les plus attachants de son auteur.


Irish Heartbeat

En 88, lors des référendums de fin d’année dans les magasines rock, ce disque enregistré avec les vétérans de la musique irlandaise, les Chieftains, figurait toujours dans les meilleures places. Même s’il marque un de ses retours récurrents vers la verte Erin, Irish Heartbeat est un bel et bien un disque majeur de Van. Le plus abouti de la « Soul Caledonia music ». Les traditionnels irlandais sont transcendés par la voix du maître et toute l’âme de Morrison irrigue ces vieilles scies. Les Chieftains se mettent au diapason et la fusion opère de manière idéale !


Avalon Sunset (1989)

Un de mes préférés ! Il y a bien sur le duo avec Cliff Richard qui vaudra un Top 20 à Van. Surtout, Avalon Sunset marque le début d’une trilogie très inspirée qui se cloturera avec le double « Hymns to the silence ». La musique lorgne vers une blue eyed soul très produite, les arrangements sont cossus mais l’inspiration est bel et bien là. Les compositions sont magnifiques (« Have I told you lately that I love you ») et l’apaisement apparent qui semble avoir gagné notre homme ne l’empêche nullement ne poursuivre sa quête, pour son plaisir et pour le notre !


Hymns to the silence (1991)

Peut-être le dernier grand disque de Van. Hymns to the silence est un double sur lequel il y a pas grand chose à jeter. Van y creuse le sillon entamé avec Avalon Sunset, celui des longs morceaux parlés où il s’étend avec une certaine sérénité sur les souvenirs de sa jeunesse perdue (« Take me back »). Nostalgique certes mais jamais pesant et souvent empreint d’une réelle beauté. Et puis, il y a aussi « Carrying a torch », splendide chanson soul, une des plus belles de toute son oeuvre.